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Message d’Utsopi.

Auteurs:
asbl Alias, UTSOPI, espace P…, entre2 Wallonie, Icar Wallonie;
asbl Violett, Ghapro, Pasop;
Fédération des services sociaux;
Cabinet Ducarme;
Consulent prostitutiebeleid en jurist – stad Antwerpen ;
Commune de Schaerbeek – intervenante à titre indépendant;
Pierre Van Damme (épidémiologiste UA).

Outre les directives générales données par le SPF santé publique, des directives spécifiques pour les travailleur.euses du sexe, les client.es et les tenanciers peuvent être suivies.

Nettoyage
Les espaces de prostitution – comme les poignées de porte, les rambardes et autres surfaces – sont nettoyés et désinfectés avec un produit désinfectant et des chiffons jetables après chaque client. Une ventilation régulière des lieux est effectuée.
Les clients et les travailleur.euses du sexe se lavent les mains et le visage avant et après chaque prestation, et après avoir manipulé de l’argent. Dans la mesure du possible, une douche sera prise par les deux personnes avant la prestation. Après le sexe oral, les visages et les parties du corps concernées sont lavées à l’eau et au savon. Les zones intimes dites féminines ne seront cependant lavées qu’avec de l’eau (pas de savon) pour éviter d’autres infections.

Utilisation d’un équipement approprié
Compte tenu de la nature des services sexuels, la distance physique de 1,5 m ne peut être respectée. En entrant dans un lieu de services sexuels, les mains doivent être lavées avec de l’eau et du savon ou frottées avec un gel alcoolisé. Un masque jetable ou textile (lavé à 60 °) doit être porté à la fois par les travailleur.euses du sexe et les client.es (et changé par les travailleur.euses du sexe après chaque client.e), sauf pendant les relations sexuelles bucco-génitale. Dans ce cas, l’utilisation d’un préservatif ou d’une digue dentaire est recommandée.
Des gants peuvent être utilisés, mais l’hygiène des mains doit principalement reposer sur un lavage et / ou une désinfection réguliers des mains.
Concernant la couverture du matelas, on peut soit changer systématiquement la literie (lavé à 60 °) soit utiliser des draps housses en polyuréthane[1] (désinfectés après chaque service).

Pas de contact bouche à bouche
Tout contact avec la salive, les baisers et les positions sexuelles face à face doivent être évités. Les sécrétions génitales ne sont pas infectieuses mais les organes sexuels touchés à la main peuvent être porteurs du virus (une hygiène des mains correcte et systématique est donc toujours requise).

En cas de prostitution en extérieur
En cas de non accès à un point d’eau, un gel désinfectant / spray / lingettes ainsi que des masques seront utilisés. Il est bien entendu recommandé de suivre les conseils mentionnés ci-dessus (c).

Information et communication claires
Des affiches protocolaires pour les client.es et les travailleur.euses du sexe seront affichées dans tous les espaces de travail du sexe et des dépliants seront distribués. Le cas échéant, le gestionnaire des lieux de travail du sexe sera responsable d’informer et d’assurer les client.es et les travailleur.euses du sexe conformément aux directives ci-dessus.
Les travailleurs sociaux et médicaux peuvent informer et former les travailleur.euses  du sexe sur ces directives et l’utilisation appropriée de l’équipement.
Les sites Web d’annonces devraient ajouter une bannière contenant des informations pour les travailleur.euses du sexe et les client.es afin d’atteindre les escort.es et les travailleur.euses du sexe exerçant en privé.

À propos des tests
Le test systématique et régulier du COVID-19 des travailleur.euses du sexe asymptomatiques n’est pas recommandé pour les raisons suivantes : (1) il existe une certaine proportion de faux négatifs; (2) des résultats négatifs pourraient donner un faux sentiment de sécurité et conduire à un moindre suivi des protocoles ou de l’utilisation de l’équipement. Une approche «réduction des risques» / information et sensibilisation est privilégiée, car l’effet sur la santé et le respect des mesures préventives pour éviter la propagation du virus devraient être plus importants.
Les travailleur.euses du sexe doivent bien sûr être testées chaque fois qu’elles présentent des symptômes, conformément aux directives existantes.

Questions préliminaire
Les travailleur.euses du sexe sont encouragé.es à conditionner leurs prestations en fonction de l’état de santé de leurs client.es (absence de symptômes du COVID-19), qui pourrait être évalué au moyen d’un court questionnaire.

[1] Similaire à ceux utilisés dans les services hospitaliers. Ils peuvent être facilement lavés avec une éponge et un gel désinfectant.